Le Maroc dispose d'un programme visant à assurer un accès universel aux services de prévention, de soins et d'appui de qualité en matière de VIH, a fait savoir, vendredi à Casablanca, le Dr Aziza Bennani, responsable à la Direction de l'épidémiologie et de lutte contre les maladies (DELM) au ministère de la Santé.
Cette stratégie devra élargir et étendre les opportunités de conseil et de dépistage ''volontaire gratuit et anonyme'', de promouvoir davantage la prise en charge médicale et psychosociale.
Et de développer la coordination entre tous les intervenants, a-t-elle précisé lors d'une conférence débat sur les "droits humains des personnes vivant avec le VIH".
Le Dr Bennani n'a pas manqué à l'occasion de relever que la prise en charge des malades du Sida a débuté dès 1999 avec l'introduction de la trithérapie et s'est poursuivie en 2001 avec la mise en oeuvre de l'initiative onusienne "access" qui a fait diminuer de 60 les prix des médicaments de la trithérapie.
Ce processus devait être consolidé en 2002 par l'abolition des droits de douanes et de la TVA imposés à ces médicaments, le lancement en 2003 du programme d'appui du fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et l'introduction en 2004 des médicaments génériques qui sont encore moins chers et à la portée d'un plus grand nombre de patients, a-t-elle ajouté.
Cette de prise en charge devait être couronnée par la gratuité totale des soins pour les personnes malades du sida, a-t-elle ajouté précisant qu'en parallèle le ministère de la santé a procédé à la décentralisation des centres de traitement de la maladie.
En plus des deux pôles d'excellence que constituent les services spécialisés des CHU Ibn Rochd de Casablanca et Ibn Sina de Rabat, cinq centres régionaux ont été créés notamment à Oujda, Fès, Tanger ,Marrakech et Agadir, a-t-elle expliqué soulignant l'action entreprise dans le domaine de la lutte contre le virus par les responsables, la mobilisation des secteurs ministériels à caractère social et la forte implication de la société civile.
Lors de la conférence initiée par l'Association du Jour pour les personnes vivant avec le VIH, l'accent a également été mis sur la nécessite d'accompagner les soins médicaux par une lutte contre la stigmatisation et la discrimination des malades et sur la préservation de leurs droits fondamentaux.
Les témoignages de certaines personnes vivant avec le VIH ont constitué d'autres temps forts de cette conférence initiée à l'occasion de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida et du soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme.
Fondée en 2006, l'Association du Jour est la première du genre regroupant des personne vivant avec le Sida. Elle regroupe actuellement quelque 200 adhérents réunis dans l'objectif de favoriser l'échange, l'information, la lutte contre la marginalisation, la réinsertion des malades ainsi que l'élaboration et l'application de la stratégie et des activités de lutte contre le sida.
MAP
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