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Stress, positiver pour mieux gérer

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L'enchaînement des contrôles continus, examens finaux, annonce des résultats puis concours d'entrée aux écoles supérieures, engendre un cumul de stress chez les élèves en terminale. Ce qu'il faut savoir en premier lieu, c'est que le stress est un composant naturel de l'existence.

Il nous permet de faire face et de nous adapter aux évènements extérieurs. C'est son excès qui est néfaste. Or, le monde d'aujourd'hui change de plus en plus vite, et nous demande de nous adapter en permanence. En cette période, la tension monte chez les élèves et les étudiants, et pas seulement à cause de la canicule, les résultats des examens et les concours des grandes écoles qui approchent, y sont pour beaucoup.

Si, pour la plupart, l'obstacle sera franchi sans gros dégâts, pour d'autres, le moment du concours génère un stress envahissant, parfois difficilement supportable: manque de sommeil, maux de tête et d'estomac, anxiété, perte de contrôle. La liste des symptômes est longue, et c'est lors des tests oraux que les problèmes deviennent plus évidents. La voix se met à trembler, on prend conscience de son trac et on finit par perdre complètement ses moyens. Mais cela arrive également pendant les examens écrits. C'est alors la mémoire qui flanche, laissant place à un écran noir et désespérément vide dans la tête. Surtout que pour la plupart des concours, les épreuves ne sont pas directement liées aux programmes étudiés, et sont essentiellement basées sur les connaissances générales.

Pour bien contenir son stress, la consultation d'un spécialiste est conseillée. Ce dernier essayera d'abord d'effectuer un travail de déchiffrage. Il s'agit d'identifier à quel type de stress vous avez affaire. Ce qu'il faut également savoir, c'est que ressentir cette tension, est un phénomène naturel face à une situation représentant un défi ou un danger, une manière de nous mettre en état d'alerte.

Dans ce cas, le stress s'apparente davantage à du trac. C'est ainsi que les élèves sont orientés vers des techniques de relaxation et de maîtrise de soi et de décompression.

Mauvaise estime de soi

Il arrive toutefois que le stress de l'examen soit le révélateur d'un malaise plus profond, très souvent une forme de mauvaise estime de soi, réclamant un travail de plus longue haleine. Dans ce cas, les spécialistes préconisent la participation à des ateliers d'affirmation de soi, ce qui permet aux élèves d'acquérir plus d'aisance dans la communication avec les autres en général. Il existe également des programmes de séances individuelles qui visent notamment, à travers des jeux de rôle, à reproduire la situation d'examen, à reconnaître les signaux annonciateurs du blocage et à réagir en conséquence.

Cependant, parfois il n'y a même pas besoin de vivre une situation d'échec dans ses études pour éprouver ce type de malaise. Le fait d'être un bon élève n'empêche pas de subir avec anxiété l'approche des résultats et des concours, ou d'éprouver des difficultés dans les relations sociales ou amoureuses. Le temps de la dernière année du lycée n'est pas seulement un temps dévolu à l'étude et aux révisions, c'est aussi tout ce qu'il y a autour notamment le passage de l'adolescence à la fleur de l'âge, pour certains. Il est aussi synonyme de plusieurs transformations, anatomiques, affectives et financières, avec tout ce que cela comporte d'incertitudes et de contradictions. Il est donc important que les étudiants se donnent la latitude de réagir à ce qui leur arrive dans cette phase de transition. Et ce n'est pas toujours facile de consulter des professionnels, dotés de l'étiquette intimidante de "psy".

Le rôle des parents

En premier lieu, le rôle de l'entourage de l'étudiant est très important. Ses parents doivent le soutenir dans ses révisions, lui proposer des moments de détente, mais ils doivent surtout éviter de lui mettre une pression trop forte sur les épaules. Leur enfant risque alors d'avoir terriblement peur d'échouer et de décevoir ses parents et dès lors, son stress ira grandissant. C'est justement parce qu'il aura tant à cœur de réussir qu'il risque de perdre ses moyens et donc d'échouer.

Deuxièmement, ne jamais se mettre à la place de l'élève. Au lieu de paniquer, il faut essayer de le rassurer au maximum pour renforcer sa confiance en lui-même. En revanche, si l'étudiant ne ressent aucun stress, il doit se poser la question de ses motivations. A-t-il bien choisi son cursus ? Ainsi, il serait bon qu'il fasse un bilan de sa situation (peser le pour et le contre des débouchés qu'offrent ces concours). Peut-être que l'absence de stress est liée au fait que l'école ou l'institut pour lesquels il postule ne correspondent pas à ses attentes.

Bonne hygiène de vie

Une hygiène de vie saine doit primordialement être suivie : manger équilibré et assez léger, éviter le grignotage qui provoque la chute du sucre dans le sang et diminue de plus de 30 % les capacités intellectuelles. Il faut diversifier son alimentation. Poissons gras, olives ou noix apportent des oméga 3 qui ont des effets favorables sur l'humeur et le stress, tout comme la banane. La viande rouge, terrines et pâtés apportent du fer qui stimule le physique et l'intellect. Les légumes, les fruits rouges sont remplis de vitamines. Mieux vaut prendre un kiwi qu'une vitamine C en comprimé.

À petite dose, le chocolat noir, fort en cacao, c'est bon pour la mémoire... et le moral aussi. Ensuite, rien ne vaut une bonne pause de trois quarts d'heure pour bien reprendre après. Voilà tout le paradoxe de la situation: pour aborder cette période redoutée et redoutable, il faut savoir se faire plaisir. Autrement dit, privilégier les occupations que l'étudiant aime. Le sport, la musique ou la danse, garantissent à l'étudiant d'être en bonne santé et donc en pleine possession de ses moyens. Ses chances de réussite sont ainsi optimisées.

Conseils à suivre

-Admettre que son stress est normal.

-Prendre le temps, quelques minutes avant le concours ou l'examen, de se remémorer les étapes déjà franchies jusqu'alors, de se souvenir des situations similaires où l'on a réussi à faire face.

-Si l'anxiété est envahissante, ne pas hésiter à en parler, à son entourage, ses parents ou à un spécialiste.

-Suivre une bonne hygiène de vie, manger équilibrer, bien se reposer, bouger régulièrement et se faire plaisir de temps à autre.

-Surtout ne pas attendre que les difficultés s'accumulent pour réagir. Plus tôt les problèmes seront affrontés, plus on se donne des chances de pouvoir les dépasser.

-Admettre, enfin, que la vie est faite de problèmes, que se sentir déprimé par moments est le lot de tous.

Source : lamtin.ma

 

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